|
« La vie
de chaque homme est un chemin vers soi-même, l'essai d'un
chemin, l'esquisse d'un sentier. Personne n'est jamais parvenu
à être entièrement lui-même ; chacun, cependant, tend à
le devenir, l'un dans l'obscurité, l'autre dans plus de
lumière, chacun comme il le peut. »
Hermann
Hesse, Demian |
« Nous
n'appartenons à personne sinon au point d'or de cette lampe
inconnue de nous, inaccessible à nous, qui tient éveillés
le courage et le silence. »
René
Char, Feuillets d'Hypnos |
|
« Vous
parlez toujours des choses conscientes, mais ce ne sont pas
elles qui sont déterminantes pour un être humain. »
Françoise
Dolto, Les chemins de l'éducation |
|
« Maturité
de l’homme : cela veut dire avoir retrouvé le sérieux
qu’enfant, on mettait dans ses jeux. »
Friedrich
Nietzsche, Par-delà bien et mal |
|
« Cette écorce
de pin dont, enfant, je faisais un frêle bateau, et que je
confiais à la Hure qui coulait au bas de notre prairie, je
croyais qu’elle atteindrait la mer. Je le crois toujours. »
François
Mauriac, Bloc-notes, Tome I, 1952-1957 |
|
« C’est
le sentiment qu’on a de soi, sentiment sans vanité, qui est
important. Toutes les qualités qui sont en nous ne sont des
qualités que dans la mesure où nous les employons avec
intelligence dans notre métier. Les qualités qu’on développe
sont des qualités. »
« Il n’y
a qu’une chose qui compte, c’est cette espèce de
perfection professionnelle qu’on acquiert avec la pratique.
Tout cela est, au départ, basé sur de toutes petites choses
qui ont justement rapport avec cette révélation de soi-même. »
« On ne
devient pas quelque chose tout de suite dans une profession.
Ce qu’il faut, c’est avoir une personnalité — c’est-à-dire
une volonté forte de quelque chose. »
Louis
Jouvet, Notes de cours, 1938-1939 |
|
« Gagner
le temps, c’est le perdre le plus souvent. »
Christine
de Suède, Maximes |
|
« Le vrai
chemin passe par-dessus une corde qui n'est pas tendue en
hauteur, mais presque au ras du sol. Elle semble plus faite
pour faire trébucher que pour être franchie. »
Franz
Kafka, Réflexions sur le péché, la souffrance,
l'espérance et le vrai chemin |
|
« La vérité
arrive toujours la dernière, et fort tard, parce qu'elle a
pour guide un boîteux, qui est le Temps. »
Baltasar
Gracián, Oráculo manual y arte de prudencia |
|
« On prend
rarement ses décisions conformément à la logique pure, et
rarement pour une seule raison. »
Primo
Levi, Conversations avec Ferdinando Camon |
|
« Tout est
plus simple qu’on peut le penser et en même temps plus
imbriqué qu’on l’imagine. »
Johann
Wolfgang von Goethe, Maximes et Réflexions
|
« Mon
destin s’est peut-être confondu avec mon désir – […] »
Georges
Perec, Correspondance avec Jacques Lederer, 1956-1961 |
|
« Quand un
homme s'efforce de réaliser les dons que lui a apportés la
nature, il fait la chose la plus haute et la plus intelligente
qu'il puisse accomplir. »
Hermann
Hesse, Narcisse et Goldmund |
|
« Il faut
aimer tout ce qu’on fait, c’est cela le grand secret. »
Louis
Jouvet, Notes de cours, 1938-1939 |
|
« L'homme
vaut beaucoup plus et beaucoup mieux que ce que l'on peut
attendre de lui quand on espère le voir « réussir ». »
Georges
Perros, Papiers collés, 1 |
« Ce
n’est pas bien malin d’être une merveille à vingt ans !
Le difficile est de se prêter au perfectionnement de la vie
et
de s’enrichir d’elle à mesure qu’elle nous arrache ses
premiers dons. »
Maurice
Barrès, Les Mains jointes, in:
François Mauriac, La Rencontre avec Barrès |
« La
seule recette : faire des œuvres belles. Ensuite,
advienne que pourra. »
Henry
de Montherlant, Carnets |
« Des
deux manières de résoudre un problème, j’opterai toujours
pour la troisième. »
Friedrich
Nietzsche, Notes et fragments |
|
« Je ne
suis pas « à la voie », comme on disait chez nous
des carrioles dont les roues épousaient exactement les ornières
creusées par les charrois… »
François
Mauriac, Bloc-notes, Tome II, 1958-1960 |
|
« La
liberté, c’est de dire la vérité, avec des précautions
terribles, sur la route où TOUT
se trouve. »
René
Char, Recherche de la base et du sommet |
« […]
— son mot, c’est celui de Cagliostro à ses juges :
« Je suis noble — et voyageur ». »
Julien
Gracq, Le Grand Paon, in : Préférences |
« Quant
au gamin, il n’a aucun des défauts de son âge, ce qui
m’incline à penser qu’il ne fera rien de bon dans la vie. »
Georges
Simenon, L’homme qui regardait passer les trains |
|
« Quoi de
plus agréable pour les aînés que la poussée de fiers
arbustes qui leur feront sur leur vieux jours un peu d’ombre ?
La jeunesse est tout ce que nous fûmes, qu’elle nous
affectionne ou qu’elle nous déteste. C’est bien cela, la
grande randonnée ! »
René
Char, Correspondance avec Jean Ballard, 1935-1970 |
|
« […] et
vous croyez que vous ne faîtes rien, mais écouter et rendre
confiance à la personne qui vous a parlé, c’est faire
beaucoup. »
Françoise
Dolto, Les chemins de l’éducation |
|
« Je
l’observais tandis qu’il parlait, et j’évitais de
l’interrompre, même s’il me racontait des choses que je
savais déjà. Cela lui faisait du bien de raconter : il
avait les yeux brillants, le cognac aidant, mais peu à peu il
se calmait. Raconter est un remède sûr. »
Primo
Levi, Le défi de la molécule, in : Lilith et
autres nouvelles |
|
« La
différence de nos points de vue commence déjà par l'idée
de l'utilité de la discussion en général. Tu trouves la
discussion au moins amusante, et tu espères que nous vivrons
longtemps et par conséquent que nous discuterons longtemps.
Moi, par contre, je pense que les discussions ne font pas
progresser le moins du monde la clarification des problèmes.
Les discutants se raidissent en général sur leurs propres
opinions, ils sont inaccessibles, n'entendent que leur propre
voix. Même dans l'analyse, ne pas discuter est un principe
qui a fait ses preuves. Si on laisse contredire sans
contradiction, alors le propos tenu, si toutefois il est
valable et efficace, agira de lui-même, après coup. »
Sàndor
Ferenczi, Correspondance avec Georg Groddeck, 1921-1933 |
|
« Nos
atouts sont perpétuels, comme l’orage et comme le baiser,
comme les fontaines et les blessures qu’on y lave. » René
Char, Recherche de la base et du sommet |
|
« La révélation
d’un être peut être progressive. Certains enfants sont si
ensevelis en eux-mêmes que l’aube ne paraît jamais se
lever sur eux, et l’on est surpris de les voir se dresser
comme Lazare, secouant leur linceul qui n’était que des
langes. »
Jean
Grenier, Les îles |
|
« Chacun
de nous porte l'empreinte
De l'ami rencontré en route.
Dans les bons et les mauvais jours,
Nous les fous ou nous les sages
Chacun marqué par chacun. »
Primo
Levi, Le fabricant de miroirs |
|
« Ceci
encore : « After being — doing and being done
to. But first, being. » »
D.
W. Winnicott,
Jeu et réalité – L’espace potentiel |
|
« Notre
mission est de reconnaître exactement les contraires, d'abord
en tant que contraires, puis comme les deux pôles d'une unité. »
Hermann
Hesse, Le Jeu des Perles de Verre |
|

        
|
|